Dois-je toujours accepter ce qu’on me donne ?

Nous avons appris que lorsqu’on nous offre un cadeau, nous acceptons ce qui nous est offert et remercions.

Cependant, il est des situations dans lesquels le cadeau peut  être empoisonné.

 

Dans ce cas-là, que faire?

Voici un conte qui nous donne une autre perspective de cette situation :

On raconte qu’autrefois, vivait un grand samouraï, qui se consacrait désormais à enseigner la tradition aux jeunes. Il était réputé  pour sa sagesse, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants du sage étaient opposés à cette idée, mais le Maître accepta le défi.

Ils se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues – y compris à ses ancêtres. Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.
Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

« Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ? »

Le maître répondit : « Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? »

« A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples. »

« Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui le porte dans son cœur. »

Vous n’êtes pas obligé d’accepter tout ce que l’on vous donne !

Voir aussi cet autre article pour apprendre à dire « non »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *